Samuel Adams et Weihenstephan optent pour le Malt Frontenac

La Malterie Frontenac de Thetford Mines ne cesse d’augmenter sa présence dans les microbrasseries québécoises depuis quelques années, d’où la multiplication des bières dites «presque» 100% québécoises. Mais Remi Verschelden et Bruno Vachon, les deux fondateurs, ne délaissent pas pour autant le marché étranger…

À l’automne 2009, la plus importante microbrasserie américaine, Samuel Adams, annonçait qu’elle s’associait à l’allemande Weihenstephan, la plus ancienne brasserie au monde, pour créer un tout nouveau style de bière respectant la «Reinheitsgebot», la loi allemande sur la pureté de la bière.

Or, la Malterie Frontenac est l’une des rares malteries en Amérique du Nord à pouvoir fournir en quantité suffisante un malt respectant la tradition allemande. «On a développé un malt spécialement pour eux. Contrairement à d’autres malteries, on est en mesure de garantir sa pureté afin qu’il respecte les critères de la loi», explique Bruno Vachon. C’est d’ailleurs grâce à quelques contacts en Allemagne que leur nom est parvenu aux oreilles de la géante «micro» américaine.

Bien sûr, la malterie doit maintenant faire quelques ajustements pour honorer son mandat. «Il faut doubler, voire même tripler, notre capacité de production pour répondre à la demande de Samuel Adams. On produit actuellement 225 tonnes par année et on compte maintenant en ajouter 150 autres, ce qui représente des investissements de près de 325 000$», poursuit M. Vachon.

Les brasseurs ont confirmé qu’il s’agira d’une bière effervescente, aux allures champenoises, sèche et claire, avec un taux d’alcool s’élevant au-delà de 10%. Son nom est toujours inconnu et sa sortie est prévue pour le printemps 2010. Des tests sont présentement en cours et les bières devraient apparaître sur le marché sous peu. Elle sera commercialisée aux États-unis et en Allemagne.