L’Outaouais accueille le Festibière de Gatineau avec beaucoup d’enthousiasme.

Lorsque l’un des membres du comité organisateur m’accroche dans l’allée principale du festibière de Gatineau 5 minutes avant l’ouverture, il est en panique et au bord de la déprime: Tant d’efforts perdus pour un événement qui risque de passer à l’eau. La météo est capricieuse, le site est trempé. Il imagine déja la catastrophe : Les gatinois vont bouder son festival à cause de la pluie. Ma réponse fut rassurante : Les gens ne sont pas sortis de chez eux depuis des mois, ils sont fébriles, ont envie de s’amuser et ce n’est pas la pluie qui va les arrêter. La date de fin mai est une brillante idée… je l’ai revu le Dimanche après-midi, sous un soleil plombant, une bonne bière fraîche et un sourire radieux. Mission accomplie, les gens de l’Outaouais se sont déplacés en grand nombre pour cette première édition et les exposants étaient contents.

Fréquentant tous les festivals de la province, on me posait souvent la question « Pis, qu’est ce que t’en penses ? ». Une réussite pour un premier festival qui a démarré dans la tourmente et qui, aujourd’hui, peu se vanter d’avoir réussi l’exploit d’être un événement incontournable pour les amateurs de houblon de la province.Certes, quelques ajustements sont nécessaires afin de roder la machine mais tous les organisateurs et bénévoles vont mettre la main à la pâte pour préparer une seconde édition encore plus grande. Plusieurs exposants ont déjà manifestés l’intérêt d’être présent l’année prochaine et une réelle synergie s’est enfin créée afin de faire du festibière de Gatineau un évenement dont tous les gatinois sont fier.

Très peu exploité, le site du Lac Leamy est un site qui propose un énorme potentiel pour un festival comme le festibière. Dans quelques années, les kiosques, sous tentes, pourront se placer tout au tour du lac et offrir une expérience intéressante aux festivaliers. La piste cyclable qui longe le lac sera, en quelque sorte, l’artère principale et fort probablement très fréquentée.

Une mention particulière pour les festivaliers qui ont fréquentés le festival : Je n’ai vu aucun débordement, aucun excès. Comme quoi, l’alcool et la bière ne sont pas incompatibles avec le savoir-vivre. Mission accomplie.