The Bruery: Imperial White Orchid – Provision Series

En 2011, j’ai réalisé que les vieilles Cantillons de mon cellier étaient bien désirées par les pauvres gens du Sud de la Californie qui n’ont pas accès aux produits de la brasserie Cantillon.

Quel monstre serais-je de ne pas partager ce merveilleux cadeaux des dieux belges! Après quelques échanges, je me retrouve donc avec un surplus de bières américaines.

Ce soir, j’ai décidé de fêter la nouvelle année chinoise (ou la victoire des canadiens, à vous de choisir) un peu en retard en m’ouvrant une des multiples bières de la Brasserie The Bruery qui hantent mon cellier: la blanche impériale Imperial White Orchid. C’est la version plus forte de la blanche régulière portant le même nom (Orchard White).

The Bruery est une petite brasserie familiale de San Diego en Californie fondée par la famille Rue (de là la déformation du mot anglais Brewery à BRUEry).

On y brasse plusieurs bières extrêmement prisées par les amateurs de bière rares dont la Black Tuesday, la Chocolate Rain, et plusieurs versions “fût de chêne” de bières d’inspiration plutôt belge. Je dis plutôt, parce qu’ils n’ont su échapper à la demande et à l’influence des bières extrêmes qui semblent monopoliser le portefeuille Californien.

La Imperial White Orchard est une blanche forte tirant 7.7% d’alcool par volume, et qui remplit le nez d’arômes de muscade et de noix de Grenoble salées. Son corps est orangée tirant sur le brun, voilée et couronnée d’une généreuse mais éphémère mousse beige pâle.

En bouche, la lourdeur de la combinaison levure-alcool prends bien de la place. D’ailleurs, on peux tracer certains comparatifs au profil aromatique et gustatif de la levure Unibroue, mais sans la légèreté de la vive carbonatation auquel nous sommes habitués de la brasserie de Chambly.

Melon d’eau, oranges sucrées, et noisettes terminent l’expérience sous le signe d’une bière typiquement impériale, et une chaleur qui dévoile facilement l’alcool qui s’y cache.

Rester à San Diego, les soirées d’hiver quand le mercure plonge sous les 15 degrés celcius (brrrr!) pourraient être plus facile à tolérer avec une grosse blanche comme celle-ci. Par contre, au Canada, ça me semble insuffisant, et ne fait que rappeler que l’été est encore loin sur le calendrier.

Content d’y avoir goûté, mais je préfère encore la Weizen Impériale des Trois Mousquetaires qui offre le même profil gustatif, sans l’excédant de présence d’alcool.

À boire dans le Sud, ou en après-ski (nautique). Dieu sait que l’Océan Pacifique est assez froid!