TOP(s) 10 de Bières et Plaisirs – Nos chroniqueurs vous offrent leurs coups de coeur

Quoi de mieux que de commencer l’année et de clore les 5 ans de Bières et plaisirs avec le Top 10 « à vie » de nos chroniqueurs et collaborateurs invités? Nous avions envie de leur poser un défi : 10 bières que vous aimez le plus. L’exercice n’a pas été facile; les participants n’ayant pas accès aux résultats de leurs collègues. Et vous, les avez-vous toutes goutées ?

Philippe Wouters – Éditeur de Bières et plaisirs

La bière, c’est avant tout une question de rencontres, d’anecdotes, d’amis et surtout de moments partagés ensemble. La bière, c’est avant tout du plaisir ! Plusieurs de mes collègues passent beaucoup trop de temps à se dem
ander si elle correspond au style, si son taux d’alcool est judicieux; laissant de côté l’atout principal de la bière : elle est prolétaire.

Je ne reproche pas qu’on s’attarde au style, je les connais également et suis en mesure d’apprécier un produit pour son interprétation et ses qualités, mais mon Top 10 reflète qui je suis; un épicurien, gourmand et surtout amateur d’une bière à boire à plusieurs.

1 – La Flacatoune, MicroBrasserie Charlevoix

Lorsque Fred Tremblay, copropriétaire de la MicroBrasserie Charlevoix, m’a présenté cette bière, il était sûr que je l’aimerais. Il avait raison ! Je retrouvais la douceur des bières blondes de ma Belgique avec une petite pointe d’amertume qui ne dérange pas l’équilibre de la bière. C’est ma bière de soif !

2 – Grivoise Double, Trou du Diable

C’est dans la cuve de garde que j’ai découvert cette bière aux notes épicées et chaleureuses. Un coup de cœur qu’André le microbrasseur m’a présenté au petit matin. Le genre de soirée qu’on n’oublie jamais.

3 – Dominus Vobiscum Brut, MicroBrasserie Charlevoix

Il fallait oser et surtout ne pas se planter. Offrir une bière de ce calibre était tout un exploit et la brasserie l’a relevé haut la main. À conserver dans son frigo pour les grandes occasions, juste à côté d’un champagne. Le moment et l’envie feront le reste.

4 – Dominus Vobiscum Lupulus, MicroBrasserie Charlevoix

Plus amère que sa sœur, la Brut, elle fait partie des bières que j’aime partager autour d’une bonne table. Son format est idéal pour le partage et ses saveurs légèrement sucrées en font une bonne alliée quand il s’agit de faire découvrir les bières artisanales à des novices.

5 – La Terrible, Unibroue

La première fois que j’ai goûté à cette bière il y a quelques années, j’avais été surpris par sa rondeur et la richesse de ses arômes. Il a fallu plusieurs années avant qu’elle revienne sur nos tablettes. Réclamez-la, elle est merveilleuse devant une tempête de neige.

6 – Vache Folle Double IPA Colombus, MicroBrasserie Charlevoix

Dans sa fameuse série Mono-Houblon, la MicroBrasserie Charlevoix a sorti un petit bijou : La Colombus. Ronde, sucrée, fruitée et légèrement amère, elle cache très bien son taux d’alcool et arrive facilement à vous enivrer. À consommer avec modération.

7 – Messe de Minuit, Brasseurs du Temps

J’aime des bières de Noël qu’elles soient extravagantes, puissantes et corpulentes. La Messe de Minuit des Brasseurs du Temps est un exemple parfait de ce que j’appelle une bière de Noël : on est content d’en boire une, car on sait qu’elle sera éphémère. À Noël, on se permet des excès, une messe de minuit pour couronner le tout.

8 – Kolsch, La Succursale

Une des plus belles inspirations de ce type de bière très commun dans la région de Cologne. Un équilibre parfait entre la richesse du grain et l’acidité de la bière. Une amertume rafraichissante sans être agressive. Imaginez-vous sur la terrasse de La Succursale cet été, le bonheur !

9 – Chaman, Dieu du Ciel!

Exemple reconnu de l’extravagance des brasseurs nord-américains à la fin du siècle dernier, la Chaman est cependant merveilleusement bien brassée, car elle ne tombe pas dans la caricature des bières nord-américaines de ce genre : elle a une signature, comme toutes les bières de Dieu du Ciel!, et se démarque par une finale très persuasive, d’en reprendre une gorgée.

10 – Hopfenstark, Saison Station 10

La Saison Station 10 me rappelle les vieilles saisons d’il y a plusieurs années. Je me souviens d’y avoir gouté la première fois au Mondial de la Bière. Le sourire de Fred, le brasseur, à ma première gorgée voulait tout dire : « Je t’ai pogné! » Une des très rares bières de type « saison » qui se rapproche de ce que nos ancêtres consommaient dans les champs il y a 150 ans.

 David Sparrow – Rédacteur en chef de Bières et plaisirs

Depuis plus d’une vingtaine d’années, on en a goûté des bonnes bières au Québec, certaines, éphémères, qui nous ont marqué à jamais et nous laissent croire qu’à cet instant bien précis, on a été beni d’une petite gorgée du paradis. Ce n’est pas de ces cuvées magiques que je souhaite vous parler aujourd’hui, mais plutôt de celles qui ont passé l’épreuve du temps, celles qui restent à nos côtés et sur qui on peut compter tant au quotidien que dans les grandes occasions. Elles sont présentées dans un ordre non spécifique, c’est déjà assez dur comme ça…

1 – St-Ambroise Noire à l’avoine, McAuslan

Il existe énormément de Stout au Québec, le nombre a explosé dans les dernières années. Pourtant, c’est sur celle-ci, créée il y a près de 20 ans, que je me rabats le plus régulièrement.

2 – Vache Folle Double IPA, MicroBrasserie Charlevoix

La série mono-houblon Vache Folle Double IPA a d’emblée connu un grand succès et la raison en est fort simple: peu importe le houblon choisi, la base de la bière est simplement excellente. Le piédestal parfait pour mettre en valeur le houblon. Je préfère la Columbus…

3 – Route des épices, Dieu du Ciel!

Ma première visite au brouepub de Dieu du Ciel! reste un moment fort de ma carrière bière, mais étonnamment, de toutes les merveilles produites par la brasserie, la Route des épices demeure ma favorite. Que voulez-vous, j’adore le poivre!

4 – Monseigneur d’Esgly (Extra Stout), Microbrasserie de l’Île d’Orléans

Voici une de mes favorites. Dès la première gorgée, j’ai été charmé par ses flaveurs de grains de café torréfiés, son côté chocolat et sa texture magique. Sa petite soeur, la Jean dit Laforge (choco vanille) est également fantastique.

5 – Postcolonial IPA, Hopfenstark

Elle n’est jamais facile à trouver, mais je suis tellement heureux quand je réussis à mettre la main dessus. C’est sans doute ma IPA québécoise préférée. L’agencement de son malt caramel et de son amertume ainsi que ses subtiles flaveurs d’orange, de citron et de pamplemousse… Délicieux!

6 – L’Ale millésimée St-Ambroise, McAuslan

Elle fut brassée pour la première en 1999 spécialement pour souligner les 10 ans de la brasserie, mais depuis, on l’a brasse presque annuellement. Il suffit de la goûter pour comprendre pourquoi. Riches saveurs maltées, fruits confits et notes de whisky… La version 2010 me hante encore.

7 – Dominus Vobiscum Lupulus, MicroBrasserie Charlevoix

Dès son apparition sur le marché, la Lupulus a beaucoup fait parler d’elle. Sa présentation est impeccable, de la bouteille à la première gorgée. Complexe, équilibrée et judicieusement houblonnée, la Lupulus était la bière québécoise avec le plus de classe jusqu’à l’arrivée de la Dominus Vobiscum Brut…

8 – Porter Baltique, Les Trois Mousquetaires

Les mousquetaires savent brasser d’excellentes bières de dégustation et la majorité de leurs produits vendus en 750ml le démontrent bien. Mais parmi ceux-ci, la Porter Baltique est celle qui m’épate le plus; arômes de chocolat, de mélasse, de petits fruits évoquant le porto, et surtout, une texture onctueuse inespérée…

9 – La Terrible, Unibroue

Voici une bière qui a immensément gagné en popularité alors qu’elle n’était plus disponible sur le marché québécois… Ironique, non? Suite aux demandes grandissantes du public, elle effectue un retour triomphal et comble de joie les plus vieux admirateurs d’Unibroue. Un gros calibre des plus costauds.

10 – La Kirke Bitter, Corsaire Microbrasserie

Choix inusité, n’est-ce pas? Une bière à moins de 4% dans un Top 10… Ça faisait longtemps que j’attendais une bière bien goûteuse et bien houblonnée à faible taux d’alcool. C’est ma bière d’après-midi d’été par excellence.

Ian Guénard – Chroniqueur Conférencier Bières et Plaisirs

Comme c’est l’hiver, j’ai bien peur que mon Top 10 bières québécoises à vie soit légèrement influencé par nos soirées frigides ! Mais après tout, c’est ce que j’apprécie le plus de la bière – qu’on soit allongé sur le sable sous un parasol ou qu’on soit devant un feu de foyer, sous une couverture avec nos pantoufles – il y a toujours une bière fidèle à la situation. Et devant ce frimas de février, en entendant les voisins déglacer leurs voitures, et les planches de mon patio craquer sous le poids d’une pluie verglaçante que j’étais trop lâche pour attaquer, voici les 10 bières qui me viennent à l’esprit et que j’accueillerais dans mon verre avec enthousiasme! Si seulement je pouvais les arracher des emprises de mon cellier, ou du vôtre, encore mieux !

1 – Péché Mortel en fût de Bourbon américain, Dieu du Ciel!

Disponible parfois en fût lors d’événements spéciaux chez Dieu du Ciel!, la Péché Mortel vieillie en fût de bourbon, c’est l’équivalent de compter le but gagnant de la Coupe Stanley dans un 7e match en prolongation, à la maison, à chaque gorgée. Certains disent même que cette bière est responsable des couchers de soleil. Après y avoir gouté, je le crois.

2 – 10, Unibroue

La bière mythique qui a tout commencé pour moi. Re-goutée après 7 ans de vieillissement en bouteille, elle ne montrait pas son âge, et chatouillais encore le palais de son pétillement doux, accompagné de saveurs divines et d’une signature délicate de houblons. Nous ne la reverrons jamais, mais si vous en avez encore une… ma foi, buvez-la !

3 – Nez de Poivrot (fût de Bourbon américain), Le Trou du Diable

Disponible en série spéciale chez TDD, elle se vend toujours complètement en plus ou moins 48 heures. Si vous avez la bonne fortune de vous en procurer une bouteille, elle vous réchauffera certainement les esprits. Le bourbon vanillé maintient un équilibre sublime dans ce vin d’orge sucré à l’érable.

4 – La Corne et La Muse vieillie en fût de chêne, Les Brasseurs du Temps

Il faut courir les festivals pour pouvoir y gouter, puisque les 99 bouteilles produites se sont toutes vendues assez rapidement. Mais lorsque Dominique emportera un fût de ce Scotch Ale vieillit en fût de Brandy, ou Bourbon, les sirènes chanteront au travers du pétillement dans votre verre, et votre âme y sera désespérément perdue.

5 – Solstice d’Hiver Réserve spéciale 2009 (Oak Aged), Dieu du Ciel!

Cette dernière était vendue à la brasserie de St-Jérôme aux heureux qui ont pu s’y rendre à temps. Vieillie en fût de chêne américain, cette version de la Solsctice d’hiver explose encore aujourd’hui de tannins vanillés et d’une douce caresse de caramel écossais.

6 – Dominus Vobiscum Lupulus, MicroBrasserie Charlevoix

J’hésitais entre celle-ci et la Fin du Monde, mais le côté houblonné à souhait de la Lupulus vient remporter l’éloge, et ajouter un côté rafraichissant à une bière forte en alcool, et si facile à boire !

7 – Mea Magna Culpa, Les Brasseurs du Temps

C’est le chef-d’œuvre de Dominique Gosselin. Splendide, riche, réconfortante, et longue en bouche (je parle ici de la bière!). C’est peu fréquent, de trouver un produit en bouteille qui rend justice à la version en fût. Quand j’y ai gouté pour la première fois, j’ai éteint le rond du poêle et je me suis empressé d’aller en acheter d’autres à l’épicerie pour faire vieillir.

8 – Gaz de Course, Brouhaha

Coup de génie du Brouhaha, ce vin d’orge exprime avec un accent grassement québécois tout ce dont j’aime des Barley Wine américains. Beaucoup de houblons, une présence maltée pas trop collante, et un alcool qui chauffe jusqu’au bout des doigts. Ça donne effectivement le goût de faire des courses en patin sur le Canal Rideau. Pas de danger de se geler les pieds avec celle-ci !

9 – St-Ambroise Stout Impériale russe, McAuslan

Une amélioration sur la perfection de la Noire à l’avoine de McAuslan. Plus forte en alcool, acide à souhait, et bourrée de Bourbon joyeux… tellement savoureuse qu’on en perd les sens. D’ailleurs, je l’ai récemment nommée la bière la plus savoureuse au Canada.

10 – Trois Pistoles, Unibroue

Bière gourmande, elle s’allie si bien avec tous les plats! La Trois Pistoles en fût est beaucoup plus riche, corpulente que la version bouteille, et si on la retrouvait dans le Sud,ma blonde me convaincrait facilement de passer quelques semaines au soleil à rien faire.

Mention honorable : Chaman, Dieu du Ciel!
Simplement pour le fait qu’elle a su si bien m’abreuver cet été, je ne peux m’empêcher de mentionner cette 11e bière dans mon top 10. J’étais très content de finalement pouvoir en boire à la maison ! Si seulement les boys de St-Jérôme nous graciaient de leur Vaisseau des Songes pour les chaleurs de l’été 2012 !

Catherine Schlager – Collaboratrice Bières et plaisirs

Après plusieurs semaines de cogitation, j’ai finalement identifié les dix bières québécoises qui m’ont le plus marquée à vie. Étant tout à fait incapable de les classer par ordre de préférence – je les aime toutes! – je vous présente cette sélection par ordre chronologique de leur découverte. Retour en arrière.

1 – La Fin du Monde, Unibroue

Ça devait être aux alentours de 1995. Je commençais à découvrir les bières des microbrasseries québécoises alors que j’étais encore étudiante à l’université. J’ai tout de suite été séduite par son parfum envoûtant, sa mousse abondante, bref par sa grande classe. Parmi toutes les Unibroue, la Fin du Monde a toujours été ma préférée.

2 – Péché Mortel, Dieu du Ciel!

C’était lors d’un des anniversaires de Dieu du Ciel!, peut-être celui de septembre 2005, que j’ai découvert la Péché mortel. J’avais peur de ne pas l’apprécier parce que je n’aime pas le café. Erreur! J’ai été envoûtée par la rondeur de son corps, ses doux effluves de café et de chocolat et son amertume bien présente.

3 – Solstice d’été à la framboise, Dieu du Ciel!

Soir d’été 2006. Il fait une chaleur atroce et je suis au pub de l’avenue Laurier. Il faudrait bien que je goûte la Solstice d’été dont j’ai tant entendu parler. Verre après verre, je suis conquise par sa couleur rouge ensorcelante, son côté acidulé si rafraîchissant et son goût de fruit parfaitement dosé. J’en veux encore et encore.

4 – Solstice d’hiver, Dieu du Ciel!

Début janvier 2007, par une froide soirée d’hiver, nous allons déguster la Solstice d’hiver qui vient à peine d’être mise sur les pompes. Je la connaissais déjà, mais c’est véritablement lors de cette soirée que je l’ai adoptée. Après avoir siroté 3-4 verres (oui, j’ai un peu abusé ce soir-là!), elle avait réchauffé mon coeur avec ses notes caramélisées et fruitées ainsi qu’avec son amertume tranchante.

5 – Yule, Hopfenstark

C’est lors de l’inauguration du salon de dégustation de Hopfenstark, en mars 2007, que j’ai découvert la Yule. Ma gang d’amis amateurs de bière ne comprend toujours pas pourquoi j’aime tant cette bière. Effectivement, c’est étrange, car je n’aime pas du tout la cannelle, pourtant fort présente dans la Yule. Très épicée et fruitée, elle tient encore parfaitement la route après plus de quatre ans d’âge.

6 – Barleywine, Le Cheval blanc

Octobre 2007. Le Cheval blanc fêtait son 20e anniversaire. Dans la cour arrière, Éloi, le brasseur, servait aux convives un barleywine décadent. Je me souviens parfaitement de son parfum si caractéristique de fraises que j’ai humé pendant de longs instants et de son goût houblonné à souhait. Vivement un barleywine semblable pour les 25 ans!

7 – Quaker Stout, Siboire

Originaire de Sherbrooke, j’avais très hâte de découvrir le Siboire. Lors de ma première visite en janvier 2008, je n’ai pas été déçue. Confortablement installée dans les fauteuils, je savourais ma Quaker Stout bien noire. Cette bière à l’avoine ne me déçoit jamais avec son superbe nez de café et de chocolat.

8 – Saison Station 10, Hopfenstark

Lors du Mondial de la bière en juin 2008, Hopfenstark a frappé un grand coup avec sa Saison station 10. La rumeur s’était répandue rapidement et tous les amateurs ne parlaient que de cette bière. Et pour cause. Cette délectable bière sure au parfum si divin est on ne peut plus rafraîchissante. Et se compare presque à celles de Russian River et Lost Abbey.

9 – Élixir de Belphégor, Broadway Pub

Lors de ce même Mondial de la bière, j’avais aussi été charmée par l’Élixir de Belphégor du Broadway Pub de Shawinigan. Ce puissant barleywine vieilli en fûts de chêne a su me séduire avec ses agréables arômes boisés et fruités. J’avais tellement aimé que je m’étais présentée à plus d’une reprise au kiosque!

10 – Messe de Minuit, Les Brasseurs du Temps

Il fait drôlement froid en cette soirée de janvier 2010, mais rien ne nous arrête puisque nous voulons enfin visiter Les Brasseurs du Temps. Après avoir dégusté plusieurs de leurs délicieuses bières au menu, je termine la soirée avec la Messe de Minuit. Cette bière de Noël, très ronde en bouche et parfaitement épicée, se révèle idéale pour clore une superbe soirée.

Étienne Turcotte – Collaborateur web Bières et plaisirs

Évidemment, d’autres bières pourraient s’ajouter à ma liste, mais j’ai décidé d’y aller avec celles qui m’ont marqué le plus, donc c’est très subjectif. À noter que mes choix reposent uniquement sur les bières que j’ai pu déguster à maintes reprises. L’ordre pourrait facilement changer si je m’étais imposé des critères de sélections différents.

1 – Péché Mortel en fût, Dieu du Ciel!

Cette bière a été une révélation pour moi lorsque je l’ai bue pour la toute première fois au pub Dieu du Ciel! sur la rue Laurier en 2004. C’est cette bière qui m’a poussé à me lancer dans le brassage maison avec le défi de la recréer.

2 – La Fin du Monde, Unibroue

La bière qui m’a fait découvrir le merveilleux monde des bières microbrassées. Elle reste encore une valeur sûre à ce jour. Pour son prix abordable, sa constance et sa disponibilité, elle mérite une 2e place dans mon palmarès. Cette bière aura toujours pour moi une valeur sentimentale.

3 – MacKroken Flower (défunte), Biéropholie

À l’époque où la Mackroken Flower était brassée par Biéropholie (à deux reprises si je ne m’abuse), le style Scotch Ale était celui que je convoitais le plus. J’avais tellement apprécié ces deux versions que, malgré un prix de vente beaucoup plus élevé que la moyenne qui n’était pas habituel à l’époque, je parcourais les dépanneurs pour faire des réserves!

4 – Gaz de Course, Brouhaha

Ayant bien apprécié la première version de la Gaz de course, c’est dans la deuxième que j’ai vraiment trouvé quelque chose d’exceptionnel. Ce Barley Wine, que je considère être le meilleur au Québec, n’a rien à envier aux versions américaines.

5 – Dominus Vobiscum Triple, MicroBrasserie Charlevoix

Pour moi, cette bière est bonne pour toutes les occasions. Je ne me lasse jamais d’en boire et elle fait partie de mes régulières depuis un bon moment. Son effervescence, sa texture mielleuse, son côté épicé et sucré font en sorte que je l’apprécie beaucoup.

6 – St-Ambroise Noire à l’avoine en fût, McAuslan

Elle est une pionnière des stouts au Québec. Une valeur sûre et un exemple à suivre pour les autres bières du même style. En fût, elle est poussée à l’azote ce qui la rend plus facile à boire et lui donne une mousse onctueuse. Vous pensez que la Guinness a du goût? Faites un essai de la St-Ambroise noire!

7 – Vache Folle Double IPA Columbus, MicroBrasserie Charlevoix

Cette bière sur le thème du mono houblon est non seulement délicieuse, mais éducative à la fois. Puisque j’affectionne particulièrement le houblon Columbus et que celui-ci repose sur un corps bien malté et sucré, elle se retrouve assurément dans mon top 10.

8 – L’Ale millésimée St-Ambroise, McAuslan

Depuis la sortie de la première Millésimée en 1999, cette bière m’a toujours ravi. Pour avoir été l’une des premières brasseries à s’aventurer dans ce style au Québec, elle mérite bien cette position dans mon palmarès!

9 – Aphrodisiaque en fût, Dieu du Ciel!

Dégustée lors d’un Mondial de la bière il y a plusieurs années déjà, l’Aphrodisiaque fut ma première bière du célèbre pub Dieu du Ciel! à Montréal. Grâce à elle, je suis rapidement devenu un client régulier de cet établissement.

10 – Trois Pistoles, Unibroue

Vers la fin des années 90, j’ai acheté une Trois Pistoles par erreur au lieu d’une Maudite. Je l’avais trouvée particulière. Je n’ai pas été conquis sur-le-champ. Quelques années plus tard, elle faisait partie de mes bières favorites et elle l’est restée pour un long moment.

Martin Thibault — Chroniqueur Bières et plaisirs

Au Québec, il y a d’excellentes bières pour tous les contextes et toutes les humeurs. Nous sommes chanceux! Les bières de soif de grande qualité sont malheureusement plus difficiles à trouver que les bières chaleureuses de haut calibre, alors ma liste reflète cette réalité, je crois.

1 – Dominus Vobiscum Lupulus, MicroBrasserie Charlevoix

Le mariage des houblons fruités et des phénols épicés des levures est tout simplement époustouflant, le tout dans un corps relativement sec et bien effervescent. Une œuvre d’art très contemporaine, alliant le savoir-faire belge à des parfums originaires des houblonnières nord-américaines. Wow!

2 – Péché Mortel, Dieu du Ciel!

Un véritable gâteau tiramisu liquide, surtout lorsque servie en fût, gazéifiée à l’aide d’un mélange d’azote et de gaz carbonique. La bouteille offre autant de saveurs de café, de malt rôti et de chocolat, mais la version azotée est tout simplement délirante en bouche.

3 – Cerna Hora, l’Amère à Boire

Une des plus belles lagers de soif que j’ai eu la chance de boire (et reboire) en Amérique du Nord. Elle n’essaie pas d’être l’émule de la sempiternelle Pilsner Urquell ; elle nous transporte plutôt dans un brouepub de la campagne tchèque à chaque gorgée avec du Saaz frais, en feuilles, et des céréales toutes douillettes.

4 – Bitter, d’Albion

Servie d’un cask, par l’entremise d’une pompe à main au pub même, on y goûte la Bitter la plus authentique du nord-est de l’Amérique. Les malts anglais s’expriment de façon franche et les houblons équilibrent le tout sans hésitation. Une petite merveille sous la barre des 4% d’alcool.

5 – Corne de Brume, Aux 4-Temps et À L’Abri de la Tempête

L’ancienne version, brassée à St-Hyacinthe, était gorgée de sucres résiduels et peut-être plus décadente que celle d’aujourd’hui. Elle a été mon premier grand amour dans le monde brassicole. Cependant, la nouvelle Corne de Brume démontre davantage de raffinement dans l’expression de ses saveurs de malts caramélisés et se veut moins lourde en bouche. Un classique.

6 – Buteuse Brassin Spécial, Trou du Diable

Complexe, savoureuse, incomparable. Une ale forte vieillie en barriques de chêne qui n’essaie pas d’étonner par une intensité démesurée et des sucres résiduels trop lourds. Élégante d’un bout à l’autre de l’expérience gustative.

7 – Sabotage, Benelux

Des agrumes explosifs pavent la voie pour une amertume résineuse qui ne démord pas. C’est une IPA qui ne se vautre pas dans les sucres caramélisés et qui n’a jamais peur de s’épanouir en aromatique. Un exemple à suivre pour les autres India Pale Ales du Québec…

8 – Ostalgia Blonde, Hopfenstark

Il y a peu de bières de soif brassées au Québec qui peuvent rivaliser avec les meilleures de l’Allemagne et de la République tchèque. L’Ostalgia Blonde en est une. À boire à grandes gorgées, souvent, goulûment.

9 – Porter Baltique, Les Trois Mousquetaires

Lorsque j’ai le goût d’un dessert corpulent et hyper savoureux, le choix est facile ; je prends cette bière. On aurait dit un plateau de chocolats noirs arrosés de porto. Une bière chérie à partager avec l’être aimé (que ce soit vous-même ou quelqu’un d’autre…).

10 – Seigneuriale Réserve, Brasserie Seigneuriale

Un de mes premiers coups de cœur. Une superbe ale forte d’inspiration belge, fruitée, épicée, élégante à souhait. Ils ont malheureusement vendu à Sleeman qui a rapidement fermé la brasserie. Une grande perte pour la scène brassicole québécoise, si ce n’est que pour la qualité de leurs produits.

Sylvain Cloutier — Chroniqueur Bières et plaisirs

Je recherche trois choses lorsque je bois une bière : l’équilibre, la complexité et l’amour. J’aime bien lorsque toutes les composantes (arômes et saveurs) d’une bière s’imbriquent l’une dans l’autre. Une gueuze où tout ce que je goûte est l’aigreur et l’acidité, non merci! J’aime aussi la complexité : je vais plutôt graviter vers les bières qui offrent plusieurs arômes et saveurs. Finalement, je m’attends à ce que le brasseur me propose une bière bien brassée qu’il aura concoctée avec beaucoup d’amour. Mes deux styles préférés sont les Stouts impériaux et les vins d’orge. La difficulté de cet exercice : on ne peut pas avoir goûté à toutes les bières produites au Québec.

1 – Quintessence, Dieu du Ciel! (en fût)

Jouissif. Une rencontre presque parfaite de mes besoins à ce moment et de ce qu’offre cette bière. Et avec les nombreux ingrédients et étapes de production, le brasseur y a assurément injecté une grande dose d’amour.

2 – Grande Noirceur, Dieu du Ciel! (en fût)

Orge torréfiée, fruits noirs confits, mélasse, réglisse, une touche d’âcreté plaisante et une texture veloutée sont les ingrédients d’un stout impérial qu’il me fera toujours plaisir de savourer.

3 – La Buteuse Brassin Spécial, Trou du Diable (bouteille)

Savourée au début du mouvement du vieillissement des bières en fût de toutes sortes, elle m’avait grandement impressionné. Quand j’y plonge de nouveau mes lèvres, elle me ramène à ce coup de foudre que j’ai eu pour elle.

4 – Trois Pistoles, Unibroue (bouteille)

Achetée à Trois-Pistoles et bue dans le calice Trois-Pistoles : l’exemple parfait de l’effet que l’environnement peut avoir lorsqu’on savoure une bière. Elle m’a tout de même offert huit différentes saveurs (du malt caramélisé aux petits fruits confits en passant par des traces de tabac).

5 – Dulcis Succubus, Trou du Diable (bouteille)

Un mélange de levures sauvages (avec toutes les saveurs que ça implique tels le musc et l’étable), de fruits et d’épices. Une belle réussite en ce qui a trait à l’équilibre des saveurs.

6 – Péché Mortel, Dieu du Ciel! (bouteille)

La torréfaction de l’orge est multipliée par l’infusion de café qu’on y ajoute. Rajoutez une bonne présence de vanille et de chocolat noir et vous avez une bière que vous siroterez longuement et tout doucement.

7 – Dominus Vobiscum Lupulus, MicroBrasserie Charlevoix (bouteille)

Vous aimez le houblon et le côté citrique qu’il apporte à la bière? Celle-ci est pour vous avec ses saveurs de pamplemousse, citron et orange. Alcool et épices s’y retrouvent aussi et la levure utilisée vous rappellera quelque peu le champagne.

8 – Dominus Vobiscum Brut, MicroBrasserie Charlevoix (bouteille)

Sans surprise, elle est apparentée à la Lupulus. Son côté « champagne » est plus présent et est accompagné de miel, de mandarine, de levure et d’une touche de houblon floral et parfumé ainsi que d’un soupçon d’épices. Et avec la technique de brassage nécessaire à sa production, c’est évidemment plein d’amour.

9 – Chaman, Dieu du Ciel! (en fût)

Une autre belle rencontre : dernière bière savourée à un Mondial, bien accoté sur le centre Bell, sous une pluie fine. Et c’est sans compter sur les flaveurs de parfum, de pamplemousse et de malt caramélisé qui appuient l’alcool bien présent.

10 – Corne de Brume, À l’Abri de la Tempête (bouteille)

Qu’elle m’en a offert des arômes et des saveurs : tabac, fruits confits, malt torréfié, chocolat noir, cacao, vanille, scotch, tourbe, petite touche de houblon, fumée et alcool. À savourer sans se presser. Et en plus, je l’ai reçue en cadeau!

 Valérie Fortier – Directrice de la rédaction – Les Éditions Néopol / Petit Futé

Certains en font leur métier, d’autres leur passion. Quant à moi, c’est un monde que je découvre depuis quelques années à peine, mais avec une curiosité sans cesse renouvelée. Mes goûts sont aussi variés que les produits offerts par nos brasseurs d’ici, mais avec un penchant pour l’amertume bien prononcée et les bières plus robustes. Avec seulement dix bières à choisir, l’inévitable devait se produire : un tirage au sort parmi les quelques finalistes. Et mes coups de cœur sont…

1 – L’Archange, Le Bilboquet

Les blanches me plaisent, beaucoup, et cette Hefeweizen ne fait pas exception. Ses saveurs fruitées, ses notes de blé et de levure, un petit côté rafraîchissant qui m’accompagne volontiers sous un chaud soleil d’été. Autre coup de cœur (ok, je triche…) : Dominus Vobiscum Blanche de Charlevoix.

2 – Vache Folle Double IPA Columbus, MicroBrasserie Charlevoix

Il va sans dire, la gamme Double IPA mono-houblon de notre brasseur charlevoisien reste un succès. Quant à la Columbus, son côté floral, ses notes de caramel, sa finale amère, poivrée et bien équilibrée m’ont complètement séduite. Toujours au carnet d’épicerie, tant qu’elle sera disponible!

3 – Diable au Corps, Les Brasseurs du Temps

Découverte par un heureux hasard de la vie, cette Imperial IPA houblonnée à cru à un effet aphro-aromatisant sur mes sens olfactif et gustatif. Soyeuse, florale, empreinte d’agrumes et d’un peu de caramel, douce et sucrée sans pour autant camoufler l’amertume et l’alcool… Bref, une belle rencontre!

4 – Annedd’ale, Trou du Diable

Un choix qui peut paraître surprenant quand on pense à toutes les bières brassées sur place, mais une découverte des plus intéressantes. Cette Ale au sapin baumier (très présent dans l’arrière-goût), à forte teneur québécoise, est un projet local et inusité auquel se sont prêtées au jeu plusieurs microbrasseries. Pour papilles averties!

5 – MacKroken Flower, Le Bilboquet

Une bière costaude, mais beaucoup plus douce en bouche que son arôme et fort pourcentage d’alcool (près de 11 %) laissaient présager. Si le nez est généreux en caramel, porto et miel, des notes sucrées prennent le dessus en bouche, sans perdre de vue les riches saveurs rappelant le porto. À essayer également : la recette du Loup Rouge à Sorel!

6 – Corne de Brume, À l’Abri de la Tempête

Amateurs de Scotch Ales, vous serez ravis! Classé dans le top 10 des bières de ce style selon le réputé site RateBeer.com, ce petit bijou des îles accompagne la plupart du temps mes dégustations de fromages (tomme, cheddar vieilli, pâte molle au lait cru…). À tester et savourer : son potentiel de vieillissement.

7 – Gaz de Course, Brouhaha

Nous nous sommes rencontrés au 2e anniversaire du Brouhaha et ce fut le coup de foudre! Un vin d’orge à la belle robe cuivrée, un nez alcoolisé mêlé à de petits fruits rouges, tout en comme en bouche, sans oublier la douceur du caramel, du vrai bonbon! Comble de bonheur, j’habite à deux minutes du brouepub, ce qui m’a permis de goûter une version vieillie en fût de chêne datant de 2008… Ouuuhhh…

8 – Grande Armada Réserve, Benelux

Une « étoile filante » qui s’est hissée in extremis dans mon palmarès. Pour souligner leur 5e anniversaire, Benelux nous a récemment offert en bouteille cette version extra-forte vieillie en fût de whisky. Et le résultat est sublime : malté, boisé, légèrement fumé, liquoreux, caramélisé (toffee), avec une touche sucrée de petits fruits rouges. Wow!

9 – Hopkins Porter Fumé, Boquébière

On a tous un péché mignon et pour moi, ce sont les ales fumées. La porter fumée de Boquébière m’a charmée dès le premier abord, avec son malt rôti, son amertume typique du chocolat noir et de l’espresso, ses notes fumées (peut-être un peu moins que d’autres bières du genre). Si vous aimez le style (je triche encore…) : Charbonnière (Dieu du Ciel!) et Fumée Massive (Brasseurs Illimités).

10 – St-Ambroise Stout impériale russe, McAuslan

Déjà grande fan de leur noire à l’avoine, ce stout est une véritable trouvaille et le nouveau complice de mes desserts. Un caractère riche, intense, corsé et complexe, accentué par son brassage avec du bois vieilli dans le bourbon. J’aime sans condition! Une autre bière qui mériterait d’être dégustée après un peu de vieillissement, juste pour le plaisir des papilles.

N.B. Une mention spéciale à tous ceux qui œuvrent à faire de nos bières québécoises un produit résolument local. Et à un grand disparu qui me manque déjà : AMB | Maître Brasseur.