Pelican Pub & Brewery – Mother of all Storms 2010

Superbe surprise ce soir quand j’ai sorti cette barleywine de mon réfrigérateur en l’honneur des pluies diluviennes qui se son abattues sur le Québec aujourd’hui: cette barleywine est vieillie en fûts de bourbon! Je ne le savais même pas quand je me la suis procurée.

La bière vient du Pelican Pub & Brewery (Oregon), qui a l’air d’être un paradis de vacances… faut que j’ajoute ça à ma liste de choses à faire avant de mourir.

La Mother of All Storms est une bière mythique. Depuis sa sortie en 2008, elle est l’enfant chérie de l’Oregon et a causé plusieurs émois. Premièrement, au début, elle s’appelait la Perfect Storm, mais elle a du gracieusement changer son nom puisque celui-çi était déjà pris par la brasserie Oakshire.  Deuxièmement, les lancements en quantités très limitées de cette bière (seulement 30 caisses en 2009) lui ont donné un effet de rareté incroyable, et l’a rapidement propulsé au sommet des listes most-wanted de plusieurs choppetrotteurs.

Enfin, grâce aux événements entourant le lancement de cette bière en novembre de chaque année, on a même proposé la date comme étant la nouvelle fête des mères!

Je me sens donc très choyé de pouvoir m’ouvrir cette belle bière ce soir, et vous faire part de mes notes de dégustation.

Pour commencer, à l’ouverture, mon nez est immédiatement attiré au goulot pour sentir les vapeurs de CO2 qui s’échappent de la bouteille. De véritables fantômes de bourbon me hantent maintenant! Ca sent le raisin sec, l’alcool, et le bourbon à plein nez!

Elle tombe en verre causant un peu de mousse, mais qui se retrouve rapidement dénudée, laissant son corps écarlate, aux profondes lueurs de cerise noire, plaire l’oeil, autant que le nez.

Cette bière est tranquille, mais oh! si invitante! Dans mon gros gobelet de whisky, elle donne des arômes de raisins, de cerise noire, de melon d’eau, le tout confit par un alcool très présent. Ca sent le sucre mon ami!

En bouche, c’est une invasion brusque pour le palais qui n’est pas préparé. La force des saveurs est telle, qu’on est surpris, et même choqué par les prunes, les dates, le bourbon, les cerises, l’orge caramélisé, et la belle amertume anglaise qui prolonge tous ces plaisirs. J’avoue avoir été un peu désemparé par la prune, mais après une gorgée, la bouche a le temps de réaliser qu’elle a affaire à un poids lourd, et elle a le temps de se préparer pour la prochaine vague.

Le corps est très lourd, mais soyeux, et TRÈS réconfortant. Tiens donc, je viens de réaliser qu’elle tire 14% d’alcool. Je vais bien dormir moi ce soir!

En somme, c’est une expérience unique, d’une bière extrême, mais parfaitement balancée.

Avis aux brasseurs maison, sur le site web, on dévoile les ingrédients dans le détail…

  • Golden Promise malt
  • Munich malt
  • Melanoidin malt
  • Caramel malt
  • Flaked wheat
  • Magnum hops
  • Glacier hops
  • Mount Hood hops
  • Pure local water
  • Pure ale yeast

Reste qu’à figurer en quelle quantité, et les variables de production.

Si vous le figurez, s’il vous plaît, faites-nous en part!