Hornbeer – Black Magic Woman

Après une journée bien remplie au parc et à déménager un piano, on se doit une petite gâterie pour terminer la journée en bonne forme. Ce soir, cette gâterie prend la forme de la Black Magic Woman, de la brasserie danoise nommée Hornbeer. Je connais la brasserie pour avoir gouté à leur IPA au café au Bistro l’Autre Oeil en avril dernier. Bière surprenante et originale, elle m’avait laissé une bonne impression de cette brasserie.

La Black Magic Woman n’a pas grand chose à envier de ses pairs. Une impériale stout se démarquant parmi le style au 99ième percentile. Ca promet.

Elle tombe au verre et y jète une pénombre immédiatement, survoltée d’un nuage à la teinte de crème pâtissière. Cette mousse persiste tout au long de l’expérience, et offre de belles dentelles sur le verre.

Au nez, un café noir s’affirme avec une promesse d’acidité et un tranchant de torréfaction. Un peu de sel de céleri, et une touche de chocolat noir laisse bercer les idées dans la décadence. Le céleri, pas certain, mais ça me donne le goût d’un Bloody Ceasar après cette bière.

Servie assez froide (5-7’C), en bouche elle pousse ses saveurs de café espresso assez unilatéralement, mais après quelques secondes, viennent la chaleur réconfortante de ses 10% d’alc./vol. et des notes d’amandes, de chocolat, sans la trace du fameux légume. C’est riche, c’est chaud, et ça exalte l’esprit. Ca ferait exploser un tiramisu, je regrette de ne pas en avoir sous la fourchette ce soir.

En finale, elle balance brillamment l’acidité de sa torréfaction avec l’amertume terreuse de ses houblons. Ca pique la langue, et sa s’accorde très bien avec sa puissante chaleur d’alcool. La langue laisse passer quelques soupirs de fumée qui ressemblent un peu à un jambon fumé mélangé avec un scotch.

Un brio, elle me rappelle la Péché Mortel, mais sans l’utilisation de café, elle l’accote quand même avec sa torréfaction franche.