La société des casinos du Québec retire ses produits de microbrasseries.

Depuis quelques semaines, la société des casinos du Québec ne propose plus de produits de microbrasseries dans ses différents points de vente. Une entente d’exclusivité vient d’être signée avec le groupe AB-Inbev Labatt, les consommateurs préférant commander des produits « domestiques » selon un porte parole de la société des casinos du Québec. Seule exception, la microbrasserie de Charlevoix propose toujours ses produits au Casino de Charlevoix, les clients en faisant très souvent la demande.

Plusieurs ententes commerciales sont signées chaque semaine au Québec, que ce soit avec des grands groupes brassicoles ou d’autres multinationales, il n’y a donc pas matières à scandale. Cependant, je reste très surpris lorsqu’il s’agit d’une société d’état qui tient compte d’une politique d’achat local, qui a d’excellentes relations avec différents producteurs du terroir, qui développe et entretient l’excellence culinaire au Québec mais qui n’en tient pas compte lorsqu’il s’agit d’offrir un choix de bières à ses clients. Il est dorénavant impossible pour une brasserie régionale d’offrir ses produits depuis l’entente signée avec AB Inbev Labatt.

J’aime qu’on me propose une bière de microbrasseries du Québec avant de commencer un repas entièrement guidé par les envies et exubérances des chefs renommés des différents casinos et inspirés par les produits du terroir. J’aime également avoir un choix aussi pertinent dans mon menu bière que dans mon menu vin. Je ne parle pas de quantité mais d’une volonté d’offrir quelque chose de différent. J’aime surtout qu’on m’offre le choix entre plusieurs catégories de produits, juste un choix.

Même si plusieurs produits disponibles sauraient me ravir, je comprends mal la décision de la société des casinos de simplifier son portfolio bière. À moins que cette décision soit purement commerciale et monétaire. Je m’attendais a beaucoup mieux de la part d’une vitrine pour nos artisans d’ici comme les casinos du Québec.

La route est longue avant que nos institutions voient la bière autrement qu’une source de revenus.