BFM, une brasserie sans aucune neutralité !

La Suisse est connue pour le chocolat, le festival de jazz de Montreux ou encore l’exil fiscal. Pourtant, il y a en confédération  helvétique, des brasseries qui n’ont rien à envier à leurs consœurs créatives nord américaines.

IMG_20130112_220628Pour  l’anecdote : je passais la frontière et dans son interrogatoire routinier, le douanier s’en vient à me demander ce que je viens faire en Suisse pour le weekend. Je lui réponds que je viens découvrir le Jura et visiter une brasserie. Ces yeux se sont plissés et d’un grand sourire, il me dit : « Ah ! La fameuse brasserie des Franches Montagnes ! »…
En repartant je me suis fait la réflexion que si même les douaniers ont une bonne opinion de cette brasserie, c’est un bon signe.

Inconnue au bataillon des premiers rangs RateBeeriens, BFM s’en fout. Elle est de ces brasseries où l’on écoute des vinyles comme Otis Redding ou Gainsbourg, et où la déco des toilettes est constituée d’articles de presse la concernant. La Brasserie des Franches Montagnes est fière de cultiver sa différence et pleine de caractère à l’image des gens de la région.

BFM, c’est six bières régulières classiques et une autre demi-douzaine de bières plus expérimentales. « Régulières » ne veut pas dire bas de gamme ou bières de bases insipides : une blonde aromatisée à la sauge (La Meule), une blanche avec une touche de miel de fleurs à faire pâlir ses cousines belges (La Salamandre), une brune brassée avec de la purée de pruneaux (La Torpille), une ambrée houblonnée (La Cuivrée), une bio infusée au thé vert parce qu’il en faut bien une (La Brouette) et enfin une bière noire d’hiver à base d’épeautre jurassien (La Mandragore).

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BFM, c’est aussi la Cuvée Alex le Rouge (une Imperial Stout Jurassienne), la Tarry Suchang (avec du thé fumé chinois), une Saison acidulée, la Spike&Jérôme’s qui est un barley wine à base de seigle dont 1/3 a mûri en fût de chêne de rhum en collaboration avec Terrapin Beer Compagny (Athens, GA, USA), etc.
Jérôme Rebetez, diplômé ingénieur œnologue et fondateur de BFM, a pour seul but depuis 15 ans, de créer des bières complexes, riches en saveurs et de haute qualité, à l’instar des grands crus viticoles.

BonChien75_xsL’Abbaye de Saint Bon-Chien résume bien à elle seule, la quête de BFM à créer des grands crus et l’esprit d’indépendance des Jurassiens. Cette bière est brassée en l’honneur de l’ancienne chatte de la brasserie, canonisée lors de sa disparition, et nommée « Abbaye » pour le côté provoc’.
La Saint Bon Ch’ est une bière mûrie en fûts de chêne ayant contenu du vin ou des eaux-de-vie, après plusieurs mois de maturation, un subtil assemblage est réalisé pour donner à la bière plusieurs dimensions organoleptiques. Sa robe est rouge-ambrée. Au nez, l’attaque de l’acidité apporte une légère fraîcheur, ensuite viennent les effluves liquoreux, vineux et de fruits rouges. En bouche, ses 11% d’alcool balancent avec l’acidité légèrement astringente, la suite est une longue teinte de fruits rouges (griottes, framboises, groseilles), et la fin de bouche est sèche. On ne demande qu’à reprendre une autre gorgée de cette bière de style  « Sour Ale » et la déguster avec des plats raffinés.

Les dates à retenir à la brasserie si vous venez découvrir le Jura Suisse :

La Saint Bon Ch’ « Soirée festive & idolâtre » le 30 mars prochain.
Le brassin public, le premier weekend de novembre pour le lancement de la bière d’hiver et par la même occasion une cuvée anniversaire sera brassée.
Et dès février une scène ouverte à la brasserie, la première aura lieu le 15 février.

Pour plus d’infos sur la brasserie, ses bières, et sur les accords bières et mets, le site web est là pour vous renseigner d’avantage : http://www.brasseriebfm.ch/