Uisge Beatha-B-Q?!

IMG_1197ça se prononce ousqué bah–be-cue?!

Qui dit printemps  au Québec dit terrasses, ouvrir la piscine et BBQ. Car dieu sait qu’après nos longs hivers, on a tous hâte de boire notre première bière assis sur la terrasse de notre débit de boisson préféré, de pouvoir dire qu’on est le premier du bloc avec une piscine à 84 et de boufffer notre 1er steak cuit sur notre (plus ou moins) propre grille.  Avec ce steak, certains opteront pour un rouge, plus ou moins corsé selon la cuisson espérée, sinon obtenue. D’autres opteront pour une Pale Ale pas trop exagérée, ou encore une belle et bonne Double d’abbaye. Menoum, me direz-vous? Besur, repondrais-je, mais pourquoi pas du whisky?

Ok, la plupart du temps je bois la Pale Ale pendant que je prépare la barbaque, et je fais péter une bouteille de rouge quand je la sers. Mais, quand j’ai vraiment le goût de me faire plaisir, je sors l’artillerie lourde et je me prends un bon Uisge Beatha, ou eau-de-vie en gaélique. Ce  que les anglais on traduit du part whisky.  Voici ce que j’aime accorder sur mon patio

Bœuf, bœuf, boeu. J’veux du bon bœuf!

Côté carnivore, je vous recommande plus particulièrement un bon filet mignon avec un The Balvenie 12 ans DoubleWood (SAQ  00387316). Avec son élégant mélange de fruits, de miel, de vanille, de cannelle et de noix, il vous remplira de plaisir par lui-même. Mais vous apportera au 7e ciel combiné avec votre beau morceau de viande.

Si vous êtes plus de type bavette, partie du bœuf situé presque à l’antipode de l’endroit où nos chers bambins la porte,  je vous suggère plutôt une eau-de-vie plus costaude. Comme le magnifique Aberlour A’bunadh, préparé en petit lots, la « Batch 42 » présentement disponible en SAQ (00573352) représente un des meilleurs embouteillages récent. Possédant un nez léger de chocolat, de café, de dates et d’épices, il devient une bête en bouche; ces mêmes arômes se retrouvant  à onze sur le palais. Ce qui est un de plus fort que 10. Et, pour continuer à paraphraser Nigel Tufnel, c’est ce qui pousse la bavette au-delà de la falaise!

Poissou!

Mais, que le diable m’emporte, il n’y a pas que le bœuf qui se cuit sur le barbecue. Moi, j’aime cuire mon saumon sur une planche de cèdre que j’aurai fait préalablement tremper quelques heures dans assez d’eau pour la couvrir et 30ml de whisky. Je le laque d’une glaçure faite avec 60ml de cassonade ou de sucre d’érable, 45ml de whisky et 20 ml d’assaisonnements  Cajun ou Mer et terre de l’anse aux Herbes (http://www.anseauxherbes.ca/produits.html). J’aime bien mettre une couche d’oignons rouge émincés entre la planche et mon filet, question de le fumer du dessous itou.

Planche et poisson? Ça prend un whisky côtier. Pourquoi ne pas essayer le délicieux Laphroaig Quarter Cask (SAQ  10999938) qui enfumera encore davantage votre salmonidé. Si la tourbe vous embourbe le palais, optez pour le surprenant Old Pulteney 12 ans (SAQ 10817495). Son côté salin légèrement herbacé vous fera voyager sur la côte autant que le précédent, mais sans l’assaut iodé.

Pizza! Pizza!

Si vous osez la pizza maison sur le grill, le fruité mais fumé Bruichladdich Wave (SAQ 11367959) fera sensation à la messe! Pas mal avec la bruschetta  ou tout ce qui mets en évidence la pomme d’or italienne.

Et le dessert?

Le dessert sur le BBQ est tout à fait possible. La tarte tatin de Bob (http://boblechef.com/lifestyle/tarte-tatin-sur-le-bbq) ira bien avec un Glenkinchie (SAQ 11098883) ou le Glenmorangie Nectar D’Or (SAQ 11573859). Régalez-vous sinon d’un décadent Brownie avec  le Dalwhinnie 15 ans (00238097) ou un simple Jim Beam Black (SAQ 11036316). Ici, comme avec le saumon, je vous conseille de même ajouter le whisky choisi dans le mélange afin de sublimer les arômes et d’assurer un mariage parfait.

Finissez le tout avec un vieux  1608 de la laiterie Charlevoix accompagné d’un de mes 2 malts préférés, soit le Talisker 10 ans (SAQ : 00249680) ou le Machir Bay, une nouveauté de la ferme-distillerie Kilchoman maintenant en SAQ (11919979).

Ouin, ben. J’ai faim, moi!