Le Lièvre renaît de ses cendres

Lièvre
Photo Nicolas Aubry/Zoom Studio

Jonathan Sabourin aurait pu choisir de tourner le dos au monde de la bière à la suite de l’incendie électrique qui a ravagé sa brasserie et son complexe hôtelier le 18 janvier 2013. Mais c’était bien mal le connaître. L’entrepreneur a plutôt choisi de se retrousser les manches et de reconstruire sa Microbrasserie du Lièvre, qui a rouvert ses portes en novembre dernier, moins d’un an après le triste événement.

Quatre mois après la réouverture, force est de constater que l’entreprise roule à plein régime. La production s’est accrue pour répondre à la demande sans cesse grandissante. «Cette année, je brasserai 190 000 litres de bière alors qu’avant l’incendie, j’en brassais 6000 litres par mois» (72 000 litres/an, ndlr), affirme Jonathan Sabourin.

Et les premiers brassins ont déjà fait ou feront prochainement leur apparition sur les tablettes des dépanneurs afin d’approvisionner les quelque 350 points de vente. Les célèbres Carotte du Lièvre, El Lapino, Ginger Beer, Montoise, Frousse et autres (13 variétés en tout) sont toujours disponibles en bouteille de 341 ml. Les trois bières spéciales – IPA du lièvre, Impérial IPA et le barleywine El Diablo – sont quant à elles offertes en format de 750 ml.

Reconstruire, en mieux

Grâce à une aide financière du gouvernement fédéral, le brasseur-propriétaire a pu acheter le bâtiment situé à côté de la défunte brasserie créée en 2000, faire l’acquisition de fermenteurs plus performants afin d’augmenter sa productivité et réorganiser ses opérations. «En achetant un bâtiment plutôt qu’en reconstruisant sur le site original où le motel sera rebâti cet été, on gagnait du temps. Ma salle de brassage est aussi beaucoup plus pratique puisque celle-ci n’est plus sur deux étages comme avant», affirme-t-il.

En plus de bénéficier d’une aide gouvernementale, le brasseur a reçu le soutien de la communauté brassicole qui s’est mobilisée pour lui venir en aide. Ainsi, la brasserie madelinote À l’abri de la tempête a commercialisé l’an dernier la Palabre du Lièvre en feu dont les profits (3000 $) lui ont été remis. «Ça a été touchant de voir que notre milieu s’est mobilisé pour aider. Et que nous n’étions plus des concurrents, mais des amis.»

Dans ses nouvelles installations, M. Sabourin en a également profité pour faire l’ajout d’un brewpub, le Pub du Terroir, afin d’y offrir ses bières en fût (16 lignes) ainsi qu’une cuisine à la bière pour sustenter les affamés. Des plats tels que sandwich au pulled pork, joue de bœuf à la bière, saucisses et choucroute, lapin braisé à la bière et autres délices peuvent être savourés midi et soir.

La Microbrasserie du Lièvre n’a pas fini de faire parler d’elle puisqu’elle nous offrira cet été une nouvelle création baptisée la Phénix du Lièvre. Une bière fumée, nous dit-on. Elle renouera également avec quelques festivals estivaux puisqu’on la reverra au Mondial de la bière en juin et au Bières et Saveurs de Chambly à la fin août. Un retour qui fera certainement le bonheur des amateurs de bière.

[divider]Microbrasserie du Lièvre[/divider]

131, boul. Albiny-Paquette à Mont-Laurier.
Site Web:  www.microdulievre.com

Photo Nicolas Aubry/Zoom Studio