BÉNÉLUX RUE WELLINGTON : UNE PREMIÈRE FÊTE À VERDUN!

Benelux1er

À l’instar de son grand frère qui fêtait ses 8 ans d’existence il y a quelques semaines, le Bénélux rue Wellington soufflait sa toute première bougie samedi dernier, le 7 juin.

Tous les ingrédients garantissant un succès retentissant étaient réunis pour l’occasion : soleil, chaleur, terrasse et bien sûr, un menu de bières exhaustif parsemé de raretés exclusives à l’évènement.

Une petite file d’attente s’était formée juste avant l’ouverture des portes à 14h et dès que celles-ci furent débarrées, les gens se sont empressés de s’installer sur la terrasse à l’arrière, une des plus belles à Montréal, ai-je  besoin de le rappeler. En s’y installant, mon regard croise un immense BBQ en inox qui aura finalement servi à nous servir de la bonne boustifaille grillée plus tard dans la journée. Mes yeux cherchent l’ardoise des bières offertes, mais mes recherches sont interrompues par l’arrivée d’une charmante serveuse qui m’a choisi comme étant son premier client de la journée.

Je ne sais pas quoi choisir. Même elle n’a pas encore eu le temps d’étudier le menu. Je trouve enfin l’ardoise et je suis immédiatement attiré par la Cereal Killer, une kellerbier ayant séjourné 4 mois en fût de chêne. Orangée et trouble, une mousse blanche timide se dresse mais repart aussitôt en prenant soin de laisser une fine dentelle. Des arômes de marmelade à l’orange, de vanille et d’herbes fraîches saisissent, je ne m’attendais pas à ça du tout. Superbe nez! Très fruitée en bouche avec une pointe épicée, un aspect boisé se pointe le bout du nez en finale. Très rafraîchissante. Ça commence bien!

Satisfait, mais pas tout à fait rassasié, je reviens à la charge avec la Bunker Buster, un amalgame de la Bunker fraîchement brassée et d’une autre déclinaison vieillie en fûts de whiskey et ajoutée de brettanomyces. Sur papier, ça semblait être une concoction tout à fait originale et savoureuse. Dans ma bouche, c’était encore meilleur!  Cuivrée aux reflets rougeâtres, une mince mousse beige se place sur le dessus de la bière, mais ne tient pas à être de la fête trop longtemps. Assez voilée, son nez de fruits rouges et d’éthanol est assez prenant. Étonnamment, elle est assez crémeuse en bouche, permettant ainsi aux saveurs de fruits rouges, de noix grillées et d’alcool d’être en symbiose. Une finale de vinaigre balsamique fut le clou de cette dégustation. Magistral!

Pour conclure cette journée, la pièce de résistance fut une bouteille de la Killer Kowalski, un stout impérial vieilli en fûts de brandy.  Je sais que ce n’était pas la bière toute désignée compte tenu de la chaude température de cette journée, mais l’occasion d’y goûter ne se présentera peut-être plus jamais. Je suis opportuniste comme ça moi. On ne peut pas avoir une bière plus noire que ça. Seule la mince mousse brune éclaircit un peu le verre. Un nez très alcoolisé et vanillé se conjugue avec des notes chocolatées évidentes. Déjà, ça me semble une bière costaude et cette hypothèse est confirmée en bouche. L’aspect choco-vanille se répète et est submergé par une vague alcoolisée imposante. Quelques traces boisées viennent se mêler à tout ce chaos rond, lourd et si délectable.

Tous ces superbes élixirs terminés, j’ai quitté pour mon domicile avec le sentiment du devoir accompli. En espérant qu’il y aura d’autres anniversaires à venir pour  encore de nombreuses années.

Longue vie au Bénélux rue Wellington!