Jour 02: L’Insulte arrive aux USA!

Jour 2Après un long moment à la douane et des mises en garde moralisatrices (mais – nous l’avouons – un peu fondées) sur les risques de trimbaler les bagages d’un pur inconnu, nous étions préparés à une fouille complète et pénible du véhicule. Nous étions surtout prêts à rejouer la partie de Tetris qui nous avait permis de fusionner ses bagages au nôtres, et dans notre cas on parle d’un déménagement. Je pense que vous pouvez figurer le statut de notre angle mort.

Finalement, coup de théâtre! L’excellent karma de migration intervint dans le déroulement alors que les menaces et avertissements se virent changer de quart de travail…Et son remplaçant fut anxieux d’en finir avec notre situation. Dix minutes plus tard nous étions en route vers Warren, le poing en l’air avec du Hank III dans le tapis. Finalement dans le ventre de la bête, hors d’atteinte, l’instinct bien affûté, le calme reprit sa place. Nous étions maintenant prêt à attaquer chaque maillon de l’itinéraire habilement tricoté.

Prochain arrêt: Kuhnhenn Brewing

Le court trajet vers le bastion d’Eminem se déroula sans effort. Une fois dans le stationnement de la vaste salle de dégustation, je caressai mes billets verts dans l’espoir de trouver un premier joyau à mettre dans la glacière. Une fois dans l’entrée, belle surprise, je vis la truculente Raspberry Eisbock qui trainassait sur une tablette. Les échantillons de bières affluèrent ensuite rapidement au rythme de notre serveuse Adrianne qui griffonnait ses  »must go » sur mon itinéraire papier. Elle semblait connaître tout le monde et avoir travaillé partout alors on l’a laissée nous livrer ses soubresauts de luminosité sans broncher. La Pilsner Bohémienne fut la première et la plus mémorable offrande de Kuhnhenn avec la Double Rice IPA et sa résine parfumée et collante. Avec le ralentissement de la douane, pas assez de temps pour aller au Champane’s Wine Cellars mais amplement pour arrêter à Detroit. Ça tombe bien, la faim nous tenaille.

Prochain arrêt: Slows Bar BQ

Le côté post apocalyptique de Detroit n’est pas un mythe, je l’ai bien vécu il y a de ça 8 ans. Pour se blottir dans le fameux brisket et la généreuse liste de fûts du Slows Bar BQ, on doit légèrement flirter avec le côté sombre. Stationner le véhicule rempli à craquer de bagages a été la première et seule aventure du genre tout au long du voyage. Une fois à l’intérieur, le fumet de carnivore et la cacophonie urbaine firent du bien. Une pinte de Bell’s Two Hearted ale en cask et une collabo Jolly Pumpkin/Anchorage ne peuvent certainement pas nuire non plus. La liste de fûts était formidable et le sera assurément lors de votre passage et de grâce, ne partez pas sans avoir goûté au brisket. C’est dommage de quitter un endroit qui avait tant à offrir, mais c’est la nature du parcours.

Prochain arrêt: Jolly Pumpkin Cafe

Le seul véritable objectif en termes de temps était de dormir à Ann Arbor la première nuit. Avant de dormir, ce fut le moment de visiter le bar de Jolly Pumpkin, une brasserie que je chéris depuis longtemps. À environ 1h de la fermeture, le havre des bières sauvages était très paisible, une vingtaine de clients tout au plus. Tout aussi paisibles étaient les classiques de la maison, spécialement la Bam et sa légèreté de renom. Une transition parfaite vers notre suite. Grande et folle journée demain, c’est bel et bien parti.

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