MABRASSERIE : partager des cuves et des valeurs

Ma Brasserie

Annoncée officiellement il y a un an environ, la coopérative brassicole MABRASSERIE s’apprête à ouvrir ses portes au public d’un jour à l’autre. Situé dans le quartier Rosemont, à Montréal, MABRASSERIE regroupera sous un même toit des artisans venus profiter des installations pour fabriquer leur bière, partager leur réseau de contacts, leur expérience bref…

Initiée par Marc Bélanger, co-propriétaire du fameux Broue Pub Brouhaha bien connu dans l’industrie, MABRASSERIE était d’abord une solution de rechange pour que ce dernier puisse enfin brasser ses bières « chez lui », partage Brigitte Couture, membre travailleuse de la coopérative de solidarité, qui explique sans pour autant s’éterniser sur la nomenclature des différents statuts de membres, que le noyau est surtout constitué de membres travailleurs et de brasseurs-locataires. « La réalisation de MABRASSERIE en formule coopérative nous permet de se créer un job tout en investissant dans un projet commun. En mettant nos connaissances et nos forces au service de tous, chacun bénéficie d’un meilleur pouvoir d’achat et voit ainsi ses opérations rentabilisées », ajoute celle qui est pourvue d’habilités en gestion notamment, en tant qu’ancienne propriétaire de la boutique Bières etc., dans Hochelaga-Maisonneuve.

MABRASSERIE, c’est une fabrique artisanale qui produira ses propres bières – les PILŽ et Tribale – dans des installations dotées d’une technologie sophistiquée; un centre d’interprétation, de formation et de partage sur la bière et sa fabrication; un salon de dégustation et une boutique sur place offrant les produits des brasseurs-locataires pour consommation sur place et pour apporter. A fortiori, le projet chouchou de Marc Bélanger c’est d’y voir évoluer une école de brassage et l’offre de stages en brasserie s’adressant, ici encore, autant aux brasseurs amateurs que professionnels.

La création d’une coopérative de solidarité brassicole allait de soi pour le promoteur de MABRASSERIE, homme d’affaires et artisan-brasseur qui partage son savoir-faire dans l’industrie depuis 25 ans. « Ce modèle sera une extension de la réus-site commerciale du Broue Pub Brouhaha et la continuité de mon parcours. Surtout quand on sait que cette forme juridique contribue à assurer la pérennité de l’entreprise selon le ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations (MEIE), en plus d’en augmenter sa rentabilité », admet l’homme passionné de bière et de son industrie, qui aurait goûté plus de 4000 bières différentes jusqu’à maintenant.