Archibald a vu le jour en 2005 à Lac-Beauport et a rapidement fait son nom dans la région de Québec grâce à son image traditionnelle forte évoquant les chalets de chasse et pêche profondément enracinés dans la culture populaire québécoise. Son ambiance festive, son restaurant et ses bières ont tôt fait de répandre sa réputation un peu à l’insu de la scène brassicole montréalaise en pleine expansion. Aujourd’hui, à peine 10 ans plus tard, son image typée, ses quatre restaurants stratégiquement positionnés et ses bières que l’on retrouve dans plusieurs points de vente à travers la province le confirment, sa formule est un succès sur toute la ligne.

L’ascension d’Archibald n’est pas étrangère au savoir-faire de son visionnaire, François Nolin, qui a su mettre à profit son expérience en restauration, saisir les opportunités offertes et s’entourer de gens compétents pour compléter une équipe solide. Car même s’il souhaitait se lancer dans la bière artisanale depuis longtemps, M. Nolin ne disposait d’aucune expérience en la matière avant l’ouverture d’Archibald.

La petite histoire

Copropriétaire de restaurants La Pointe des Amériques à Québec, notamment celui situé à Place D’Youville, François Nolin souhaite y brasser ses propres bières artisanales. Malheureusement, l’édifice âgé n’est vraiment pas conçu pour abriter une brasserie et les travaux nécessaires seraient simplement trop coûteux.

« En 2003, le restaurant sur le terrain de mon frère situé à Lac-Beauport a passé au feu. J’ai profité de l’occasion pour acheter le terrain et y développer le projet de microbrasserie auquel je rêvais depuis longtemps. On avait bien réfléchi et on a choisi de miser sur une image évoquant les chalets de chasse, ce qui cadrait parfaitement avec la montagne et la nature qui est omniprésente dans la région », raconte M. Nolin.

La brasserie est baptisée en l’honneur de Archibald Simons, pionnier d’origine écossaise qui s’est établi en 1812 à Lac-Beauport, autrefois connue sous le nom de Waterloo Settlement. La famille Simons a notamment fait sa marque dans la région avec ses magasins bien connus. Le nom et le visuel des bières sont d’ailleurs inspirés des femmes qui auraient marqué la vie d’Archibald.

Bien sûr, le volet restauration est tout aussi important pour le concept. Rapidement, l’endroit fait jaser dans la région de Québec tant pour son ambiance – terrasse chauffée, décor rustique, chansonniers – et sa cuisine que pour ses bières brassées sur place.

Ce qu’on y brasse

Les bières de la brasserie ont grandement évolué depuis ses débuts, mais comme pour la plupart des choses chez Archibald, cette progression était réfléchie et planifiée. La brasserie n’a jamais fait de compromis sur les ingrédients utilisés et les styles produits, on a qu’à penser aux Lagers produites auxquelles on laisse tout le temps nécessaire pour arriver à point.

Dès 2006, Yves Bergeron s’inspire principalement des traditions ancestrales allemandes et anglaises pour faire ses recettes tout en faisant une exception pour un classique belge, la Witbier, qu’il parsème d’épices, d’écorces d’oranges et de céréales crues. Quatre ans plus tard, afin de répondre à la demande grandissante pour ses produits, la microbrasserie se dote d’un premier centre d’enfûtage et d’encannage. Elle devient ainsi l’une des premières microbrasseries québécoises, avec Le Corsaire, à offrir ses bières en canette de 473 ml.

Si les installations répondent temporairement au besoin, M. Nolin comprend rapidement que c’est d’une véritable usine de brassage dont il aura besoin pour mener où il le souhaite son projet. Ainsi, des investissements sont faits pour en bâtir une toute nouvelle d’une superficie de 15 000 pieds carrés à Val-Bélair.

C’est l’entrée en scène de Frédérick Moreau qui a d’abord la tâche d’adapter la production aux nouvelles installations. Il prend par la suite le relais en tant que brasseur en chef tout en respectant le style de brassage établi. La capacité de brassage grandement augmentée lui permet de s’amuser avec son équipe de brasseurs à produire de nouvelles recettes, celles-ci d’inspirations américaines (IPA et ISA), anglaises (Brown Ale), belges (Pale Ale belge et Tripel) et bientôt tchèques (Pilsner).

En pleine expansion

Après l’ouverture d’un second restaurant à Sainte-Foy en 2011, Archibald frappe fort en 2014 avec l’ouverture d’un troisième restaurant, celui-ci dans la région métropolitaine, plus précisément à l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau. Un autre tour de force pour l’entreprise, celui-ci salué par plusieurs microbrasseries québécoises qui se réjouissent de voir les bières de microbrasserie positionnées de la sorte.

« On a toujours développé nos marchés à l’aide de la présence de nos restaurants. Avec celui de Montréal, ça nous a permis de positionner Archibald dans la région ce qui est favorable pour nos bières qui se retrouvent dans de nombreux points de vente là-bas », explique M. Nolin.

Ce qu’on y cuisine

En cuisine, Archibald offre une sélection de plats variés pour la plupart parfumés avec les bières de la maison. Burger de sanglier, soupe à l’oignon à la Chipie, tataki de bison, saumon fumé maison, pâté chinois au bison braisé… Tout le monde y trouve son compte. Chaque restaurant compte également son chef qui y va de ses propres élans de créativité. Le restaurant de Montréal offre d’ailleurs en exclusivité un menu petit déjeuner.

À l’automne 2014, un quatrième restaurant ouvrait ses portes, cette fois à Trois-Rivières. Encore une fois, le concept chalet rustique est poussé un peu plus loin et séduit, permettant de parer le terrain pour les canettes qui se retrouvent sur les tablettes. Aussi bien s’y faire, la séduction d’Archibald se poursuivra alors qu’il compte bien étendre son charme dans d’autres régions de la province.