Quelques nouvelles en bref

Graphique Parts de marché des microbrasseries au Québec : Données : Revenu Québec, MESI

Plusieurs dossiers et faits se sont déroulés au cours des dernières semaines. Ce n’est donc pas un éditorial sur un sujet principal que je vous offre, mais quelques observations et témoignages intéressants, toujours en relation avec le marché de l’alcool au Canada.

Projets de loi

Si vous vous intéressez à la politique fédérale ou provinciale et que vous suivez les différents enjeux liés à l’achat d’alcool au Canada, vous serez servi. Non seulement le projet de loi LP88, que je vous ai déjà détaillé dans un précédent éditorial, est dans la dernière ligne droite en ce qui concerne sa règlementation, mais l’affaire Comeau qui a suscité beaucoup d’intérêt avant l’été va rebondir dans l’actualité.

En effet, les Conservateurs pressent le gouvernement fédéral de renvoyer l’affaire Comeau devant la Cour suprême. Les principales revendications sont tournées vers l’ouverture du marché interprovincial de la bière. Un dossier suivi par toutes les agences gouvernementales qui vendent de l’alcool. Bien entendu, on vous tiendra informé. Sans oublier le projet de loi privé C-232 qui a été débattu à la chambre des communes il y a quelques jours. Il vise à modifier la taxe d’assise pour les spiritueux.

L’Ontario et les spiritueux

J’ai été très agréablement surpris de voir que les distilleries ontariennes ont le droit de vendre leurs produits sur les lieux de production. Au Québec, c’est interdit! Si vous désirez vendre vos produits aux consommateurs, vous devez obligatoirement passer par la SAQ qui s’occupera de prendre les commandes et considérer votre produit comme une commande spéciale si celui-ci n’est pas listé. Le principe est très similaire à celui appliqué aux importations privées. En Ontario, après une visite des installations, une rencontre des producteurs ou un lunch sur les installations de production, vous pouvez acheter une bouteille de spiritueux. Comme presque partout sur la planète. Bravo l’Ontario!

Les parts de marché des microbrasseries sont en augmentation

Selon La Presse+ (Édition du 20 septembre 2016), les derniers chiffres du développement des parts de marché des microbrasseries au Québec indiquent une tendance nette d’augmentation dans un marché très concurrentiel. Dans les bars et restaurants, environ 20 litres sur 100 sont des bières de microbrasseries. Depuis trois ans, c’est presque une augmentation de 2 % par année.

Graphique Parts de marché des microbrasseries au QuébecDu côté des ventes en épicerie et dépanneur, l’augmentation est un petit peu moins marquée; ce sont 7,4 litres sur 100 vendues qui sont des bières de microbrasseries. Au total, c’est un petit peu plus de 9 litres sur 100 achetés qui sont des bières de microbrasseries québécoises.

Le phénomène est en augmentation partout dans le monde, devenant très rapidement une source de préoccupation plus grande pour les grands brasseurs internationaux, voyant leurs parts de marché diminuer. Rappelons qu’une brasserie doit avoir une production annuelle de moins de 300 000 hl pour l’ensemble de ses activités, y compris les sociétés sœurs et mères, pour être considérée comme microbrasserie.