Brasseur qui veut, brasseur qui peut

Brasseur

L’industrie grandissante de la bière artisanale partout dans le monde apporte son lot de nouveaux défis; la disponibilité et la mobilité de membres du personnel de brassage est une réalité à laquelle font face plusieurs brasseries aujourd’hui. Le monde de la bière s’organise, la formation devient donc un élément clé à la réussite d’une brasserie.

Vous êtes brasseurs maison, vous avez le projet d’ouvrir votre brasserie artisanale ou industrielle. Le rêve le plus sincère de retrouver vos produits dans les mains des consommateurs, de créer votre emploi et d’en vivre. Plusieurs l’ont déjà fait, de très nombreux entrepreneurs ont réussi. Mais voilà, vous êtes un excellent brasseur maison sur votre système de brassage parfois tiré des meilleures solutions « patentées », le fait de brasser sur un système professionnel vous intimide. Ne soyez pas inquiets, tout brasseur professionnel est passé par là et il existe aujourd’hui bien plus de solutions qu’avant.

Le stage

La culture bière au Québec étant assez fraternelle, de très nombreux brasseurs maison ont eu l’occasion de se faire la main sur des systèmes de brassage en environnement industriel. Soit en proposant une collaboration, soit en étant invité. Je souligne le travail colossal de LABAQ qui s’efforce de mettre en relation des brasseurs amateurs avec des brasseurs professionnels. Des journées de « stage » fort utiles pour la culture bière. Il n’est pas rare de voir, dans les entrevues que nous vous offrons, que le brassage maison a été l’élément déclencheur d’une carrière dans la bière. Le brassage maison est donc la pierre angulaire d’une industrie riche et dynamique.

La formation en entreprise

Plusieurs brasseurs vous le diront, une bonne formation cumulant théorie et pratique est essentielle. Tout d’abord, elle vous permettra de développer vos aptitudes à la gestion d’une salle de brassage, mais également vous donner tous les outils nécessaires pour brasser de la bonne bière. De toute façon, la RACJ vous demandera de prouver vos compétences avant de vous octroyer un permis, vous brassez quand même un produit alimentaire vendu à des consommateurs, il y a donc des règles.

Cette formation en entreprise est dispensée par plusieurs professionnels, permettez-moi cependant de vous conseiller le nouvel Institut Brassicole du Québec, composé de gens de l’industrie qui enseignent à des futurs gens de l’industrie. Étant professeur pour les cours sur la dégustation et les tendances du marché, la force de ce projet réside dans l’incroyable opportunité de se créer un réseau de contacts rapidement. Les professeurs de brassage et d’opérations sanitaires sont Thierry Gautrin, Benoit Robitaille, Dominique Gosselin et Jani Beauchamp. Un corps professoral reconnu dans le milieu. Vous pouvez également suivre les formations de Michel Gauthier, conseiller pour de très nombreux projets au Québec, ayant appuyé de nombreuses brasseries dans plusieurs défis.

La formation en école

Depuis l’automne 2016, le Cegep de Jonquière propose la première Technique de production en microbrasserie. Une attestation d’études collégiales d’une durée de 525 heures. Une alternative francophone au programme populaire du collège Niagara en Ontario.

Plusieurs brasseurs ont également fait le pari d’aller suivre une formation dans une école de brassage à l’étranger. L’institut Meurice de Belgique, L’Institut Siebel de Chicago ou plusieurs autres programmes de brassage rattachés à des facultés universitaires offrent des formations complètes et reconnues dans le milieu.

Une main d’œuvre de plus en plus expérimentée

Plus la culture bière au Québec vieillit, plus sa main d’œuvre vieillit également. Et avec l’âge arrive l’expérience. Cette expérience que plusieurs considèrent comme essentielle pour voler de ses propres ailes dans une salle de brassage. Si vous regardez les offres d’emploi, vous remarquerez que la moyenne d’années d’expérience tourne autour de trois ans.

Fait intéressant, les nombreux projets à travers le Québec offrent des opportunités d’emploi pour de nombreux brasseurs. J’ai donc remarqué un taux de rétention dans la salle de brassage qui diminue au fil des années. Les brasseurs sont sollicités et un bon brasseur ne manquera jamais de travail au Québec.

La formation continue, un investissement

Le monde de la bière devient de plus en plus mature. On brasse de moins en moins avec un savoir-faire empirique mais des techniques reconnues et éprouvées. La formation continue devient donc un élément clé à la rétention de votre personnel en salle de brassage. Les techniques évoluent, les tendances également; plusieurs solutions de formation en entreprise existent aujourd’hui et permettent à l’ensemble du marché de la bière d’augmenter la qualité globale des produits. Un bon point pour tous.

Sites Internet d’intérêt :

ibq.quebec

cegepjonquiere.ca

michelga.com/joomla

siebelinstitute.com