DBSQ : une association dynamique et toujours vivante

Les tablettes remplies de bières artisanales québécoises d'un détaillant membre de la DBSQ
Photo Genevie Casas Photographie

Formée il y a bientôt deux ans, l’association des Détaillants de Bières Spécialisés du Québec (DBSQ) est toujours bien vivante. Qui plus est, la famille continue de s’agrandir! Et voilà qui est sans doute la plus percevable des avancées de la jeune organisation ayant pour première priorité la qualité exceptionnelle du service-conseil. 

«Avec des membres qui s’étendent maintenant jusqu’en Gaspésie, on couvre encore plus large», exprime Nicolas Ratthé, membre fondateur aux côtés de Karl Roy (Marché du Village, Ange-Gardien) et Sébastien Lachance (Espace Houblon : Saint-Eustache, Mascouche, Laval et Blainville), qui en profite pour rappeler les principaux critères à rencontrer pour faire partie de ce qu’il appelle La Mecque des magasins de bière au Québec. «Il faut être ouvert depuis deux ans minimum, avoir des conseillers spécialisés sur place qui connaissent bien les produits, afficher un bon dossier de crédit et détenir un volume d’inventaire intéressant sur le plancher», notamment.

Les détaillants spécialisés doivent se démarquer des épiceries qui veulent mettre elles aussi le grappin sur les bières de micros. Là où ils ont un levier par rapport à leurs concurrents épiciers, c’est en continuant à offrir des produits exclusifs car, contrairement à eux, les bières de microbrasseries sont, pour les détaillants, une marque de commerce.

«Notre force de frappe c’est le service-conseil couplé à notre offre de brassins uniques et rares.» 

D’ailleurs, depuis sa fondation, la DBSQ a mis en marché sept brassins spéciaux disponibles exclusivement dans les boutiques de ses membres. Une manière efficace de répondre à la mission qui est de contribuer de façon proactive au développement de l’industrie brassicole et faire rayonner ses membres par ses actions. «Il faut admettre que ça prenait de l’audace pour faire confiance aux microbrasseries et que c’est aussi grâce à nous si plusieurs d’entre elles ont levé. On n’est pas gênés de le dire!» D’ailleurs, la concurrence s’il en est une, est saine, continue celui qui est toujours content d’aller visiter d’autres membres pour acheter ses produits lorsqu’il sort de son patelin.

Une approche par comités

Réunis fin octobre à Lagabière à Saint-Jean-sur-Richelieu, les membres discutaient ensemble des nouvelles candidatures qui convoitent un membership. Ensemble, ils travaillent plusieurs dossiers par le moyen de comités qu’ils ont formés pour mener différents projets, comme celui des communications qui veille à faire valoir encore plus la marque DBSQ par divers moyens. 

Les sacs en tissus imprimés avec d’un côté le logo du détaillant et de l’autre celui de la DBSQ représentent un bel exemple de projet développé en comité. Un autre outil qui traduit bien l’esprit de rayonnement, c’est la caisse de l’avent. Disponible chez plusieurs membres, elle suit le principe des fameux calendriers de chocolats en proposant une bière par jour jusqu’à Noël. «Les gens ont tendance à prendre toujours la même chose et nous on prend plaisir à leur faire découvrir de nouvelles bières, car il n’y a pas que les IPA et les sures dans la vie, ricane-t-il. Mais, on est conséquents : on ne te fera pas boire un vin d’orge à 14 % le mardi soir 4 décembre… On va plutôt te le proposer pour le vendredi 14 décembre, par exemple.» Cette année, le propriétaire de Bières Dépôts au Vent du Nord lançait le concept dans son magasin du centre-ville le 1er novembre. Décembre n’était même pas commencé et déjà il avait vendu une cinquantaine de caisses! Sachez qu’il est possible aussi de monter sa propre caisse de l’avent, selon nos envies et notre budget.

Sinon, le prochain grand pas à franchir pour la DBSQ c’est d’embaucher quelqu’un à la permanence. «On est tous très occupés et tous bénévoles… Certains d’entre nous ont deux, trois et parfois même quatre magasins, précise-t-il. On est rendus là.»