La Distillerie des Appalaches annonce son gin Keppler

Les fûts de la Distillerie des Appalaches
Photo Distillerie des Appalaches

La distillation a le vent dans les voiles dans la région de la Capitale-Nationale. C’est d’ailleurs à Lévis que trois entrepreneurs possédant des parcours de vie différents ont décidé de s’y implanter.  

À la base, la Distillerie des Appalaches, c’est véritablement l’histoire de trois associés : Patrick Morin, le maître-distillateur, l’artiste derrière les spiritueux, Dave Ricard, président et responsable du volet stratégie et mise en marché, ainsi que Kevin Pelletier, un investisseur aguerri qui distribue du sirop d’érable dans plus de vingt pays à travers le monde. Tous sont animés par une même passion pour les spiritueux fins.

«Il y a beaucoup de bons produits québécois sur le marché présentement. Des produits qui ont pavé la voie pour la croissance de ce créneau au Québec», explique Dave Ricard, président de la Distillerie des Appalaches. «Nous croyons qu’il y a de la place pour un autre tour de roue et c’est pourquoi nous nous sommes lancés il y a un peu plus d’un an», raconte-t-il.

Ils ont donc décidé de produire des alcools de base à partir d’ingrédient québécois (du grain rond et malté acheté en Chaudière-Appalaches) et de leur ajouter des aromates frais, comme le bleuet sauvage, la canneberge et l’argousier. Selon eux, leurs maîtrises des procédés traditionnels de fermentation, de distillation et de vieillissement jumelé à une bonne touche de créativité seront des atouts pour, non seulement se distinguer sur la scène locale, mais aussi pour faire rayonner le Québec ailleurs. 

Ensemble, ils préconisent une approche par marque de commerce plutôt que par compagnie. La marque Kepler tournera autour du monde effervescent du gin. Au moment d’écrire ces lignes, le Kepler gin vient tout juste de remporter l’or au prestigieux Gin masters de Londres. Il devait faire son apparition à la SAQ à la fin juillet.

«Nous visons tout d’abord à créer un buzz dans les régions de Chaudière-Appalaches et de Québec, par l’organisation d’événement et la présence dans des établissements reconnus. »

Dave Ricard

Mais déjà, ils planchent sur un second spiritueux d’exception : un rhum d’érable portant le nom de Moins Quarante (-40). Issu de la fermentation et de la distillation du sirop d’érable, il vieillit présentement en fût de chêne américain. «Nous croyons fermement qu’il s’agira là d’un produit phare à l’international, (…) avec une belle personnalité qui représente bien la culture et le climat nordique», annonce fièrement Dave Ricard.