Mitis s’intalle à Mont-Joli

La bouteille du gin Mugo de la Distillerie Mitis avec les Jardins de Métis en arrière plan
Photo Distillerie Mitis

Yan Lévesque, de concert avec David Soucy, vient tout juste d’ouvrir la Distillerie Mitis qui se concentrera sur la création de spiritueux fins tels le gin, le rhum et l’acérum. Le nom de l’entreprise provient du profond sentiment d’appartenance des deux entrepreneurs pour leur région, La Mitis, du nom de la rivière qui serpente la région et qui se jette dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Grand-Métis. 

Ils ont donc décidé ensemble d’implanter leur distillerie au tout début du circuit touristique de la Gaspésie. La qualité de l’eau et la vigueur économique du secteur ne faisant que confirmer leur choix. «On est localisé dans un quartier commercial à la sortie de l’autoroute 20, où passent 99 % des 130 000 touristes qui font route vers la Gaspésie», indique M. Lévesque. 

Depuis juin, ils invitent donc les gens à aller les voir. Ce faisant, les visiteurs auront la possibilité d’acheter sur place leur tout premier produit : le gin Mugo. «Son nom provient de la collaboration avec les Jardins de Métis, où nous cueillons notre ingrédient distinctif, le pin Mugo», explique Yan Lévesque. « Nous avons débuté la recherche d’ingrédients avec le chef Pierre-Olivier Ferry et le maître d’hôtel, Alexandre Morissette. Le pin Mugo a finalement été sélectionné pour ses arômes et saveurs », raconte David. Les démarches ayant déjà débuté, il devrait être disponible à la SAQ dès l’automne. 

L’expérience de David Soucy en tant qu’ingénieur forestier lui a permis de découvrir la richesse des flaveurs offertes par les milieux naturels. « C’est ce qui m’incite à intégrer la nature dans nos produits. (…) Je suis à la recherche de saveurs distinctives », indique-t-il dans sa présentation. Il est le maître-assembleur du duo.

Yan Lévesque, ingénieur en électromécanique, apporte, quant à lui, une recherche d’optimisation des processus avec un désire réel d’innover. C’est lui le maître-distillateur. Aux deux comparses s’est joint Gino Ouellet, propriétaire de Ma Cabane en Gaspésie qui a cru en leur projet depuis le début.

Leur investissement d’environ 800 000 $ devrait leur permettre de produire entre 20 000 et 30 000 bouteilles annuellement à partir d’un alambic de 1 000 litres comprenant un gin basket ainsi qu’une colonne à cinq plateaux.