Le secret de la longévité de la Cidrerie du Minot est fort simple : « On essaie de toujours mettre en valeur la pomme et son jus à travers des produits qu’on aime et qui nous ressemblent », explique Allan Demoy, directeur du marketing de la cidrerie. Ce sont ses parents, Robert et Joëlle Demoy, qui ont fondé l’entreprise familiale en 1987, à Hemmingford.

«En plus de 31 ans, on peut dire qu’on en a fait du chemin», raconte M. Demoy. Et il ne parle pas juste de sa cidrerie, mais aussi de l’industrie cidricole en entier et du consommateur. «Au début, quand on disait le mot « cidre », les gens partaient en courant. Maintenant, ils demandent à goûter et sont véritablement intéressés», rapporte-t-il. Car, encore aujourd’hui, le cidre souffre des blessures subies quand les grands industriels ont envahi le marché à la hâte avec des produits de piètre qualité dans les années 70.

Si au début les amateurs tenaient à leur cidre sucré, aujourd’hui, leur palais s’est développé. Ils sont désormais plusieurs à demander des produits plus secs et différents, selon M. Demoy. Ce qui a permis à la cidrerie d’élaborer plusieurs différents cidres.

À ce propos, celle-ci lance actuellement ses boîtes mystères en épicerie. Il s’agit d’un emballage de quatre de leurs cidres. Il existe en tout 30 différentes sélections, divisées en trois gammes de prix.

Et la cidrerie n’arrêtera pas là : elle travaille sur un cidre plat rosé en plus de songer à un apéritif à base de cidre de glace. Ceux-ci verront le jour dans la prochaine année, du moins, si les résultats de ces expérimentations plaisent aux Demoy.