Le principe

Que vous soyez connaisseurs ou néophytes, vous avez deux visions du monde brassicole qui sont parfois à l’opposé mais vous avez également des défis à vous référer aux styles historiques pour définir le profil d’un produit ou uniquement à la couleur pour définir le profil de saveurs. Le brasseur ayant le dernier mot sur les qualités de son produit et le respect du style d’inspiration.
Fort de ces découvertes , le vocabulaire de la bière, peu importe le type de consommateur, se limite à la couleur, aux saveurs et à la sensation perçue pendant la dégustation; sans oublier les styles pour les plus érudits d’entre nous.
Nous avons donc créé un système d’aide à l’achat qui permet de classer n’importe quelle bière par sa couleur et sa sensation. Bienvenue dans un monde de découvertes.

La couleur

Êtes-vous plutôt blonde, rousse ou brune ? Ou peut-être pilsnerred ale ou double ? Êtes vous plutôt couleur ou style ? Tout dépend de l’intérêt que vous portez à la bière.
Plusieurs d’entre nous, la grande majorité en fait, consomment de la bière dans un cadre social, sans se soucier du style mais se fiant principalement à la marque, au prix et à la couleur. Le résultat d’un marketing judicieux qui a fait ses preuves depuis plusieurs années.
Plusieurs d’entre nous, de plus en plus nombreux, consomment de la bière dans un cadre social en se souciant du style, de la couleur, des saveurs et des goûts. Le résultat d’une tendance de plus en plus marquée: l’achat local et artisanal.
Pour plusieurs d’entre nous, la bière est avant tout une question de couleur. On consomme de la blonde. Pour d’autres, la bière est avant tout une question de style. On consomme de la pilsner ou de la Pale Ale.
Chacun consomme sa bière en vivant une expérience différente. Chaque expérience est avant tout un choix personnel.
Saviez-vous qu’en parlant de couleur, le consommateur s’attend à avoir un profil de saveurs auquel il est habitué?  Il n’a pas tout à fait tort mais vit parfois quelques surprises.
Lorsqu’on nomme la  couleur, on nomme celle du grain. Sans être le principal facteur de saveurs et de goûts, il influence cependant le goût de la bière et définit le profil de la bière. Par exemple, un grain pâle aura tendance à offrir des saveurs de céréale et de pain, tandis qu’un malt plus foncé proposera des saveurs plus prononcées de caramel.

La sensation

Existe t-il un point commun entre toutes les bières ? Oui, la sensation perçue au moment de la dégustation. Cette même sensation que vous analysez à chaque gorgée ou bouchée. Et quel est le vocabulaire le plus souvent utilisé ? Un vocabulaire basé sur les perceptions gustatives et les saveurs perçues: douces, rondes, amères, acidulées, sucrées, etc…
Nous voilà face à un système intuitif, naturel et universel: un classement par couleur et sensation qui offre un dialogue commun, peu importe le niveau de connaissances du consommateur et qui est déjà utilisé par l’ensemble de la communauté de façon naturelle.
Ce système combine la couleur de la bière et la sensation perçue: Blanche, blonde, ambrée, rousse, brune, noire et fruitée peuvent offrir un profil doux, rond, liquoreux, amer, tranchant, acidulé, mordant, épicé ou fumé.
Connaissez-vous les blondes douces ? Une bière aux arômes de pain et de céréale offrant une douce sensation sans amertume, sans acidité et sans trop de rondeur ou de sucre résiduel. Vous avez déjà une bière en tête, n’est ce pas ?
Peut-être aimez-vous les rousses amères aux arômes de caramel ou malt caramélisé avec une sensation d’amertume légère à moyenne. Les plus érudits pensent déjà aux India Pale Ale ou American Pale Ale. Mais que faire des bières qui ont une amertume beaucoup plus soutenues ? Les classer dans la catégorie des Rousses tranchantes, tout simplement.
Vous aimez les blondes amères ? Essayez vous avec une brune amère, la sensation est la même mais les arômes changent.
Vous n’avez jamais goûté une fruitée fumée ? Elle n’existe fort probablement pas, mais le jour ou un brasseur décide d’en offrir une, il sera assez simple de l’identifier et le brasseur pourra continuer à y indiquer le style qui l’a influencé, en hommage aux grands courants brassicoles, sans pour autant respecter le cahier des charges empiriques qui est de moins en moins suivi.
Le consommateur grand public est en mesure de mieux comprendre le profil gustatif d’une bière et l’influence de toutes les matières premières dans l’expérience de la dégustation, tandis que le consommateur averti peu continuer à présenter la bière par style en y indiquant la sensation perçue dans un langage clair et universel.
Ce système a la vocation de créer une approche plus intuitive et il est basé sur la plupart des observations réalisées en différents groupes focus à travers le Québec depuis plusieurs mois. Il est fort probable que plusieurs d’entre vous apporteront des questionnements et des observations ou trouveront des limites quant à son utilisation. Il est évolutif, travaillons ensemble pour le faire évoluer.

Le tableau